mercredi 16 mai 2018

du Duomo au Ponte Vecchio.


Ça y est, nous refaisons nos valises. Cette fois, point d'avion, de paquebot, de destinations exotiques ou transatlantiques. C'est aujourd'hui Florence et ses trésors, Sienne et ses couleurs, la campagne toscane et son parfum qui nous attendent et que vous pourrez également découvrir au travers de ces lignes.

Alors, que vous présenter en premier ? Florence, paraît-il, est un musée à ciel ouvert. Nous devrions donc rencontrer, ça et là, au détour d'une ruelle ou sur une place, de magnifiques statues.



 















Ou, au hasard d'une visite de musée, une oeuvre splendide comme celle de l'Annonciation de Fra' Angelico. 


Mais, nous, nous n'avions qu'une seule idée en tête. Nous devions débuter notre visite par le cœur de Florence, le centre historique et religieux, là où se trouve le Duomo, la cathédrale Santa Maria del Fiore.

Et au détour d'une rue, elle nous apparaît dans toute sa splendeur.


 Rendez vous compte, cette cathédrale (Sainte Marie de la Fleur) date du 13è siècle.


Disposé harmonieusement sur la même place, le Duomo (la cathédrale) le campanile, ici à droite, et le baptistère (au premier plan) constituent le cœur florentin et le poumon artistique de la ville.

Abasourdis par tant de beauté et d'émotion, nous décidons de prendre un peu de recul et de faire une pause.


C'est assis à la terrasse d'un café dominant la Piazza del Duomo que nous profitons encore de la beauté majestueuse de l'ensemble architectural. D'ailleurs, Annick n'arrive pas à détacher son regard de cette merveille.


Une anecdote, vous ne verrez pas de photos prises de l'intérieur de la cathédrale. Pendant quatre jours, nous sommes passés et repassés devant l'entrée de celle ci mais, découragés à chaque fois par les trois cents à quatre cents mètres de file d'attente, nous y avons renoncé !

Alors, continuons notre route.


Nous nous dirigeons alors vers la Plazza della Signoria et, chemin faisant, nous croisons l'église Orsanmichele. "Saint Michel au jardin" semble être le nom français de cette édifice, ancien grenier à blé de la ville au 13è siècle (ceci explique peut être cela). 
Saint Michel au jardin, tiens, ça me fait penser à quelqu'un ...


Et puis, nous débouchons sur une superbe place, où, avec une allure de forteresse, trône le Palazzo Vecchio, symbole de la puissance des bourgeois habitant la cité au 14è siècle. 

  

Autour de cette place, sous des loggias ou adossées aux édifices, des statues antiques et Renaissance semblent monter la garde ou deviser sur l'avenir de la cité.
                                                                                                                                                                                                                  
















Quelques pas encore et nous atteignons le Ponte Vecchio.




Celui ci, alourdi par des échoppes où les orfèvres se disputent la place depuis le 16è siècle, est le plus vieux pont de Florence (1345). C'est aussi le seul pont de la ville qui a été épargné par les allemands en 1944, tous les autres ayant été détruits pour retarder l'entrée des troupes américaines. Il a dû son salut à l''étroitesse de sa voie qui rendait impossible le passage des chars.


Allez, c'est fini pour aujourd'hui, demain, nous vous promettons d'autres découvertes.

ooo


Pour varier les plaisirs, nous décidons aujourd'hui de vous emmener à Sienne. Après une heure de circulation ... italienne, nous voici arrivé à destination.

Là aussi, nous avons une idée bien arrêtée de notre périple. Il débutera par ...


la cathédrale Santa Maria Assunta, le Duomo de Sienne.
Construite au milieu du 12è siècle, elle n'a été achevée que cent cinquante ans plus tard en raison de la grande peste qui a sévit sur la ville.


Là, nous arrivons à y pénétrer et, à l'intérieur, l'effet est saisissant. L'alternance des lignes horizontales de marbre clair et foncé nous fait penser à la cathédrale mosquée de Cordou.



Une chapelle de la cathédrale abrite une bibliothèque au plafond orné  d'enluminures éclatantes.






Gavés de tant de beauté, nous ressortons encore impressionnés par cette richesse artistique.



La ville n'est pas si grande et quelques pas plus loin nous débouchons sur la deuxième merveille de la cité.


La piazza del Campo et le palazzo pubblico.
Le Campo est l'une des plus célèbres place du monde, pavée en briques roses et cernée par un anneau dallé de pierre où s'affrontent chaque année des cavaliers lors de courses acharnées.




Le Palazzo publicco, élégant et sobre, est l'un des plus beaux monuments civils d'Italie. Il date également du 13è siècle. Décidément, on a beaucoup construit à cette époque !


Mais, j'ai perdu de vue Annick. Que peut elle bien faire ?


Ah, il semble qu'une séance shopping s'impose !


Après ce petit moment d'égarement, nous terminons notre visite de Sienne là où nous l'avions commencé, la piazza Salimbeni, l'une des plus nobles places de la ville. Elle est entourée de trois palais à l'architecture toute différente.

ooo

Vous l'avez deviné, nous revoici à Florence pour une ultime journée de visite.


Cette fois, nous prenons un peu de hauteur et, traversant l'Arno, le fleuve qui arrose Florence, nous partons à l’assaut d'une petite colline qui surplombe la ville.

La pente est raide mais nous traversons un jardin où 350 variétés de roses sont plantées.

On ne se rassasie pas d'un tel endroit où l'on déambule entre fleurs et sculptures. 

Et toujours, en fond de tableau, le duomo et le campanile, preuves que l'on est pas très loin du centre historique.

Allez, un petit effort, quelques marches encore et nous atteignons l'église de San Miniato al Monte.
Un petit joyau roman, cette fois, qui étincelle de marbre.

Zut, elle est fermée ! La faute m'incombe, j'aurais dû lire le guide qui m'indique qu'elle n'ouvrira qu'à 16 heures !

 

Un regard sur la ville qui semble nous inviter à la rejoindre.

Nous redescendons tout ce que nous avions monté,

et nous franchissons de nouveau le Ponte Vecchio, pour nous diriger vers le quartier Santa Croce et sa superbe basilique.



Non, je ne vous dirait pas quand elle a été construite. Je suis sûr que vous l'avez deviné. En revanche, je peux vous dire que c'est la plus vaste église franciscaine du monde avec ses trois nefs et ses six chapelles. 
Et, savez vous qu'à l'intérieur de cette basilique se trouvent les tombeaux de Michel Ange, de Galilée et de Machiavel ?


Un petit détour pour admirer l'église Santa Maria Novella, toujours de marbre parée. Un détail, pour les touristes qui se rendent à Florence, c'est souvent la première église que l'on contemple car elle est située juste à côté de la gare centrale.

Quelques pas encore et nous voici dans le quartier San Marco où nous décidons de "nous faire un musée" !
C'est au couvent San Marco que nous décidons d'entrer pour admirer une partie de l'oeuvre de Fra' Angelico qui y est déposée.

















L'oeuvre la plus connue et qui y est magnifiquement installée est l'annonciation. La douceur des tons et les jeux de lumière qui composent ce tableau sont réellement extraordinaires.


Des fresques garnissant chacune des pièces visitées sont autant de chefs d'oeuvre.

Comme ce que nous visitons est un couvent, une quarantaine de cellules abritant jadis des moines dominicains sont présentes et toutes sont ornées de fresques de Fra Angelico. Magnifique. 

C'est sur cette visite que se termine notre séjour à Florence et en Toscane.



Il est maintenant temps de reprendre la valise que nous avions laissée là au début de notre semaine de vacances et de reprendre la route.


Florence, Sienne et la Toscane nous ont séduits. Nous y reviendrons certainement un jour pour, peut être, aller à la rencontre de petits villages accrochés aux collines du Chianti ou profiter du spectacle nocturne offert par les bâtiments illuminés de Florence.

Alors, au revoir, merci de nous avoir suivis et à très bientôt.


mercredi 28 juin 2017

Un souvenir ...


J'ai été très honorée, et, vous me connaissez, très émue, lorsque, dans l'église de Witternesse, vendredi dernier, vous êtes venus me faire un ultime signe, me déclarer une toute dernière fois vos sentiments et m'adresser des gestes de tendresse, des regards tendres et aimants.  
Voir autant de monde, autant de têtes connues et chéries, parents et amis, se presser autour de moi pour me témoigner leur affection m'a rendu si heureuse que j'ai envie, aujourd'hui, par l'intermédiaire de ce blog, de vous faire, à mon tour, un tout dernier baiser, un gros bécot, quoi !

Min garchon va m'aider à l'faire. Toute seule, j'y s'rai pas arrivée. Et pis, il avot trop envie d'le faire !


Ma famille a toujours eu beaucoup d'importance pour moi.Ma sœur, bien évidemment, fidèle, toujours présente à mes côtés comme ici à Witternesse. Autour de moi également, des personnes chéries  qui, pour certaines, ont bien grandies !


Quel plaisir, j'avais, de me retrouver avec eux pour célébrer un anniversaire, une fête, un événement quelconque et tout autre motif ou prétexte donnant l'envie de se rassembler.
Regardez comme Colette est jolie sur cette photo et André, queu biau garchon !


Tiens, Bernard et sa petite famille nous ont rejoint ! J'ai changé de coiffure, vous avez remarqué ? En matière de bel homme, Charles n'est pas mal non plus ! Y s'redresse ! Comme ça fait plaisir de voir ché belles jaun' fill, Véronique et Isabelle !


Ici, vous voyez mes belles sœurs et puis ma belle fille avec son fils, Romain qui, semble t'il, n'a pas envie d'entendre toutes les bêtises qui sont dites autour de cette table !J'ai l'air d'apprécier le moment ! Jacqueline et Bernadette sont bien souriantes ! Une pensée très affectueuses pour toutes les deux et un tendre bisou pour min frère, Jean- Marie, que je viens de retrouver.


Mais queu bell' brochettes de biau garchon ! Et pis, vous avez vu mon grand nénin ? Ne serait ce pas le jour où il a revêtu la robe d'avocat ? Comme j'étais fière !


Et puis, la famille s'est agrandie avec les mariages. J'ai fais ainsi connaissance des futurs beaux parents de min grand garchon, Madeleine et Désiré. Remarquez Bertrand en bout de table !


J'étais bien contente de voir ainsi de nouvelles personnes intégrer la famille. De nouveaux moments de bonheur s’annonçaient.


Tiens, je vous le disais ! En matière de bonheur, j'en ai connu un, immense, avec la naissance de mon premier petit fils, Gaël.


Mais regardez comme je suis fière ! J'ai mis mon plus beau chemisier pour faire honneur à mon petit fils ! Dommage que la photo soit en noir et blanc, vous auriez vu mes joues toutes roses de plaisir !

C'est vrai que j'ai toujours fait attention à mes "toilettes".
Je m'appliquais à toujours être belle et présentable lors des manifestations où j'étais invitée ... et en particulier, les mariages !


Le mariage de mon grand, en 1973 ! Oui, oui, c'est Laurence, derrière, avec le petit coussin !


... Et mes deux p'tits nénins, sur la droite, dans leurs biaux costumes !


Autre temps, lors du mariage du frère d'Annick. Remarquez comme je suis belle ! Il faut dire qu'en aussi belle compagnie, Annick et sa sœur Jocelyne, je me devais d'être présentable ! Tiens, j'en profite, merci Jocelyne, d'être venue si souvent me voir et prendre de mes nouvelles ces dernières années, là où je n'étais plus si bien !


Y'a eu des accessoires un peu plus surprenants comme, par exemple, ce superbe chapeau qui a fait l'objet de tant de moqueries et de tendres plaisanteries de la part de  ... chutt, je ne désignerai pas les coupables !


Le mariage de mon premier petit fils me donne l'occasion de voyager en Isère. C'est pas si vieux, il y a à peine 15 ans. Tiens, Estelle, la filleule de Bernard a, elle, fait un excellent choix avec le chapeau qu'elle coiffe. Tendre bisou à cette jeune femme active et moderne.

... Et puis, mes enfants m'ont donné l'occasion de voyager. Que Bertrand et Franck ne m'en veuillent pas, sous la main, là, je n'ai que des photos prises par Bernard.


 j'étais allée les rejoindre à Berlin. C'était en 1984, le mur se dressait encore entre les deux Allemagne ! 



Je suis allée également à Stetten Am Kalten Markt, excusez du peu ! Là encore, remarquez ma prestance et mon élégance !


 Reconnaissez vous cet endroit ? Il s'agit de Strasbourg, bien sûr. Tiens, ma petite fille, Marine, était avec nous.


A propos de Marine, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer cette photo magnifique qui a longtemps décoré ma chambre à l'ehpad. Un très gros baiser à ma petite chérie à qui je souhaite, avec son mari, tout le bonheur du monde.


De temps en temps, j'avais le plaisir de recevoir les enfants dans le Nord. Là, sauriez vous me dire où l'on est ? Ah, vous avez regardé la légende de la photo ? Et oui, on est a'l bradrie d'lille !



Plus près de nous, une visite à Grenoble. Annick m'attend sur le quai de la gare, le sourire toujours  aux lèvres.


... Et puis, il y a ces quelques photos que min nin veut absolument mettre sur ce blog.
Il voudrait que vous, qui regardez ce petit reportage, gardiez en tête ces quelques images de moi.





J'suis belle, hein ?

... Ce jour là, je quitte mon appartement pour aller au restaurant avec un de mes enfants. Je suis ravie !





Au menu, moules frites ! A moins que ce soit des carbonnades flamandes ! J'men souviens plus !

... Et puis, ma santé s'altérant, il devenait difficile de continuer à habiter mon appartement.


Au début de l'année 2010, nous décidions, les enfants et moi, de le quitter pour rejoindre l'Ehpad de mon quartier.





Néanmoins, la bonne humeur règne toujours et, encore une fois, c'est moi la reine !!!



Malgré une petite appréhension, j'suis pas si mécontente de quitter mon appartement. Y faut dire que tous mes nénins sont là pour m'aider à franchir le pas. Tiens, derrière moi, sur cette photo, le cadre contenant le parchemin qui m'a été remis lors de mon départ en retraire à la Cité. Il m'accompagnera dans ma dernière demeure.


... Et voilà, m'vla à l'Ehpad !
Tiens, j'vous disais que mes enfants étaient tous là pour m'accompagner ! V'la Franck qui me guide et me fais faire mes premiers pas dans l'établissement.


J'ai choisi mon fauteuil ! Personne va m'l prindre !


J'suis quand même un peu impressionnée, mais tout va bien s'passer !


Elle est bien décorée, m'chambre, hein ?


... Et puis vint la lente altération de ma santé et l'issue que vous connaissez aujourd'hui.
Merci de m'avoir suivie dans ce petit reportage. J'lai fais, pas pour faire la fière, mais parce que min grand y tenait. 

Enfin, voilà l'image que vous pourrez conserver en souvenir de moi.
Merci à tous ceux qui m'ont aimée, merci à tous ceux qui m'ont aidée, 
Je prie maintenant pour vous.